ESSENTIEL 2016

Ce livre, sorti il y a quelques semaines, présente une approche de l’architecture et de l’architecture d’intérieur imaginée depuis 1995 par Guillaume Terver.
Les projets ne sont pas présentés de manière chronologique, par échelles ou programmes. Il s’agit plutôt d’une fresque, sur près de vingt-cinq années de conception, d’une architecture exigeante. Les projets d’architecture commerciale, comme les restaurants, les magasins, ou encore les bureaux ne sont pas présentés dans cet ouvrage. Nous parlerons d’une échelle domestique à l’exception de deux réalisations B-Raku et Otonali, qui malgré leur statut commercial, restent dans la sphère de l’intime.

Il se développe en trois parties.
En premier lieu une approche d’inspiration brutaliste, dans laquelle la matière est en harmonie avec la fonction, dans un contexte rural.
Puis un essai de Cyrille Simonnet, qui est le fruit d’échanges avec Guillaume Terver sur le sens de l’architecture d’intérieur et sa complémentarité avec l’architecture et le design.
Enfin un troisième volet, essentiellement urbain, qui dévoile une attitude plus minimaliste, mais tout aussi respectueuse des lieux.

 
 
B-RAKU Galerie 2016/2018

Au début, il y a certainement une passion pour l’artisanat, soit un savoir-faire technique et non technologique. Une conception simple techniquement mais complexe dans la mise en oeuvre des détails. B-Raku est conçue comme une pièce en plus, pour permettre à Bertrand Larcher (comptoir Breizh Café, restaurant Otonali, Maison du Sarrasin) de s’exprimer, recevoir, montrer ; une pièce où l’on viendrait déguster un soba sha autour d’une table. Des murs en terre, une auge en granit et des étagères en chêne massif où l’aubier reste le fil conducteur de l’agencement. Les portes coulissantes des réserves constituées d’un cadre en bois et de papier washi. Des blocs de granit qui viennent séquencer les étagères et qui viennent s’opposer à la légèreté des céramiques.

COLLABORATEURS

Pamela Riess

PHOTOGRAPHIE

Guillaume Terver

 
 

Sur l’une des plus belles places de Paris, l’appartement se développe sur deux niveaux reliés par un escalier à pas japonais.
Un lit de jour prend place dans le bow-window, offrant un point de vue unique sur l’église.
Un plan fluide s’organise autour de la pièce de vie principale qui permet d’accéder à toutes les fonctions. Portes et boiseries en chêne clair et parquet en pointe de Hongrie anthracite unifient les lieux. Le marbre blanc veiné met en scène la cuisine et les pièces d’eau.
La chambre bénéficie d’un double volume récupéré sur les combles. Un éclairage zénithal donne vie à cet espace. Une grande porte en bois sépare la chambre du reste de la suite parentale.

COLLABORATEURS

Alexandra Sauzey

PHOTOGRAPHIE

Guillaume Terver

 
 

C’est au coeur d’un hôtel particulier néogothique de Montmartre que se développe cet appartement sur triple hauteur.
Ce lieu était au XIXème siècle l’équivalent d’un showroom de mobilier néogothique. Il en reste encore une pièce quasi intact, un vitrail et quelques détails.
En rez-de-chaussée, la cuisine fait disparaître l’entrée avant de disparaitre elle-même. L’espace au sol est libre et seul un escalier léger, simple ligne brisée épaulée par la harpe du garde-corps, distribue les deux niveaux…

COLLABORATEURS

Cristina Ayesa Ruiz

PHOTOGRAPHIE

Guillaume Terver

 
 

Cet appartement, vue sur le parc Monceau depuis son balcon filant et d’une typologie haussmannienne a toutes les caractéristiques de volume ouvert, organisés selon une circulation fluide et plein de cachet. Sur ces caractéristiques est venu se créer un lieu élégant, au caractère doux mais affirmé, parsemé de détails architecturaux croisés à une volonté d’emprunte familiale et conviviale.

COLLABORATEURS

Alexandra Sauzey
Esther Guyon

PHOTOGRAPHIE

Guillaume Terver